Les gardiens des frontières 2 : communication politique et publique

Ce texte est une critique d’un des chapitres de l’ouvrage Dynamiques des recherches en sciences de l’information et de la communication portant sur la « communication publique et transformations des modes de gouvernement ». Il servira à mettre en perspective la définition des gardiens des frontières concernant le domaine (de pratiques et de pensées) « communication publique et politique » face à ma conception critique engagée de la recherche. Il s’arrêtera aussi sur un choix rédactionnel favorisant la compréhension de tous mais nuisant à la discussion et l’approfondissement des thèmes abordés. Enfin, il s’étendra sur la volonté de présenter la discipline SIC comme innovante.

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L’entre-soi du monde universitaire – entre regret et désintérêt des étudiants

L’année dernière j’écrivais un billet1 sur les critiques formulées par certains étudiants envers l’utilité des sciences humaines et sociales (SHS). Il ressortait des discussions que j’avais eues avec eux une représentation en partie calquée sur les sciences expérimentales. Les SHS avaient alors les défauts de leur originalité, c’est-à-dire du recours à la langue, une langue compliquée voire pompeuse, pour mener des analyses qui semblent distantes des préoccupations courantes. Cette année, j’ai renouvelé l’expérience et une nouvelle critique est ressortie (les discussions que je mène ne sont jamais préparées à l’avance et je laisse aux étudiants dans un premier temps le choix des sujets) ; il s’agit du regret de l’entre-soi.

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Les gardiens des frontières : une critique de « La dynamique de la recherche en SIC »

Ce texte est une critique d’un ouvrage à mi-chemin entre épistémologie et méthodologie, présentant les principales thématiques abordées par les sciences de l’information et de la communication (SIC) et rédigé par des dominants de la discipline.

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C’est pas que d’la com ! – mais que foutent les professionnels de la politique sur Twitter ?

Un professionnel de la politique s’est encore illustré sur Twitter par une erreur lamentable sur de nombreux points – politique, stratégique, symbolique, personnel. Dans un échange1 avec Guillaume Barazzone, professionnel suisse de la politique, le président de l’Assemblée nationale française, Richard Ferrand, accuse son interlocuteur de mentir avec l’infamante étiquette « #FakeNews ». Malheureusement pour lui, il a été démasqué, vidéo à l’appui. Dans la série de billet « Ce n’est pas que d’la com ! », je mets l’accent sur la nécessité de ne pas réduire la communication politique au refrain de Dalida. Pourtant, force est de constater que les professionnels de la politique ne cessent de sous-estimer l’importance de la maîtrise de leurs activités communicationnelles sur les réseaux sociaux numériques, en l’occurrence Twitter, réduisant dès lors leurs interventions en façade d’incompétence et d’irrespect.

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Il faut systématiser la violence symbolique à l’égard des puissants

Le mouvement des gilets jaunes démontre qu’il existe en France un désespoir, une colère et une volonté de changements réels. Les élites, les puissants, les dominants, en gros tous ceux qui profitent de l’organisation politique actuelle, sont directement visés. Quoi qu’on dise sur ce mouvement, pour des raisons individuelles voire égoïstes (parce qu’on est resté coincé sur la route par exemple), ou pour des raisons de classe (la bourgeoisie doit voir d’un mauvais œil cette grogne populaire tandis que les aspirants à cette classe profitent, consciemment ou pas, de l’opportunité pour se distancier de leurs origines populaires), les gilets jaunes pointent les bonnes personnes du doigts dans la mesure où elles ont leur part de responsabilité dans la situation sociale actuelle. Le chômage, les inégalités, les menaces de déclassement ne sont pas des manifestations naturelles mais le résultat de politiques gouvernementales et d’une idéologie prédatrice (le néo-libéralisme). En conséquence, j’aimerais avec ce texte apporter ma modeste pierre à l’édifice gigantesque qui consiste à remettre en cause l’organisation politique dans sa globalité ; et si on se moquait automatiquement des puissants ? Et si chacune de leurs activités de communication rencontraient huées et désapprobations ?

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La violence de l’institution : pour une inversion des rapports de domination

Dans ce texte, nous proposons une réflexion qui court dans le sens d’une séparation entre représentation d’une institution et position de pouvoir au sein de celle-ci. Les institutions font souvent preuve de violence en imposant, par l’intermédiaire de leurs représentants, des normes et des valeurs à leurs membres. Elles ont aussi un rôle « positif », en permettant notamment aux individus de se diriger au quotidien et de former des collectifs. Toutefois, il demeure toujours le risque d’un « abus de pouvoir » ou d’un échec dans le comportement de la part de celles et ceux à qui on a délégué la fonction de représentation.

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Le combat contre l’horloge : quelques astuces pour gagner du temps en thèse

Commençons directement par une salve d’honnêteté ; finir sa thèse en trois ans, en SHS, relève du miracle. Nous avons expliqué dans un autre billet1 que cette impossibilité traduisait une contradiction dans l’Université, entre sa volonté de fonctionner comme une entreprise – avec ses démarches de rationalisation du temps – et son fonctionnement bureaucratique – avec ses lenteurs rituelles. Ce n’est toutefois pas la peine de tirer un trait à l’encre indélébile sur la possibilité de « gagner du temps » ; il existe des astuces, des manières de faire, dont je me rends compte, après avoir fini l’exercice de la thèse, qu’elles m’ont aidé à ne pas courir après le calendrier.

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Pourquoi faut-il arrêter de confondre Europe et Union européenne ?

De façon courante, dans les discours de professionnels de la politique, de journaliste, de chercheurs, d’intellectuels, et autres, la confusion est faite entre Europe et Union européenne (UE). Même ceux qui se lèvent contre l’institution européenne commettent parfois cette faute. Et c’est une faute car elle entraîne le mélange entre une réalité politique et une réalité géographique et historique qui, consciemment ou pas, participe à la défense de l’UE en tant qu’institution naturelle. Brièvement nous évoquerons ces trois réalités en insistant sur la différence entre Europe et UE.

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Face aux blocages de la thèse : quelques solutions

Face aux blocages qui surviennent pendant la gestation d’une thèse, il importe de prendre un moment pour souffler un bon coup, comme cette petit bise en été qui vient rappeler que la météo sait produire autre chose que l’air d’un radiateur de voiture. Ce billet se veut être un petit moment de repos pour les cerveaux essorés par le travail de réflexion, les doigts qui n’en peuvent plus de toucher un clavier qui ne leur apporte plus aucun plaisir.

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Les positivistes et la vérité : courte réflexion sur l' »affaire (dans l’affaire) EU Disinfolab »

Sur Twitter, l’« affaire Benalla » ne cesse de faire parler ; mieux encore, elle entraîne des affaires dans les affaires. C’est le cas récemment d’EU DisinfoLab, un cabinet, un laboratoire, qui a mené une enquête sur les tweets et retweets autour de l’« affaire Benalla » et est arrivé à la conclusion, aussi surprenante qu’une happy end dans un Disney, que ce sont les russophiles qui ont propagé des rumeurs sur Macron et Benalla. On ne parlera pas dans ce billet du rôle « tête de turc » joué par les Russes récemment mais plutôt du lien entre une pensée du monde et de la recherche et l’établissement de la vérité.

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4 – Quelques conseils sur l’écriture de la thèse

L’écriture est l’étape de montagne de la thèse ; il faut y aller bien préparé, bien équipé, bien motivé et ne pas avoir peur des efforts à fournir si l’on veut porter ce magnifique maillot blanc à pois rouges. Dans un précédent billet, j’avais donné quelques conseils pour aider à traverser le « giro », la « vuelta », le « tour » de la thèse et c’est volontairement que j’avais mis de côté l’écriture, tant elle mérite un billet à elle seule. En réalité, l’écriture est plus qu’une étape, ce terme donnant l’idée d’un déroulé mécanique, alors que la thèse est organique à souhait, elle bouge, elle souffre, elle respire. Autrement dit, la « phase » de l’écriture est remplie d’autant d’hésitation, d’allers-retours, de satisfaction, de désespoir, de dispute et de réconciliation (avec son objet), qu’un couple cherchant le prénom idéal de leur premier chien, avant de se diriger vers un « top 10 » pour y trouver de l’inspiration. Ci-dessous donc, on trouvera de quoi finir au sommet en vie et appeler, avec joie, sa boule de poils préférée.

Avant de poursuivre, il faut garder en tête que les techniques présentées ci-dessous n’ont rien d’universelles. Elles sont tirées de mon expérience personnelle ainsi que celle d’autres doctorants avec qui j’ai pu discuter de la question. À vous de les utiliser selon vos préférences et surtout de les arranger à votre sauce car, même s’il n’y a pas de recette miracle, cela ne signifie pas que l’on ne peut pas bien manger.

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3 – Quelques conseils (indispensables) concernant la thèse

Les bons conseils de grand-mère ou de grand-père pour faire de la « bonne recherche » existent et il n’est pas rare de se transformer en « bon père l’Expérience » une fois que l’on a fini une tâche sur laquelle les autres sont en train de passer leurs calories. Je respecte cette tradition et soumet à la populace quatre conseils que j’aurais aimé avoir avant de commencer ou même, et surtout, avant de finir et m’exclamer, en me frappant le front, « mais c’est ça qu’j’aurais dû faire !! ». Ces conseils ne sont en aucun cas les quatre commandements vers la réussite et le salut de l’âne ; je ne garantis pas que vous ne porterez pas de bonnet en les suivant à la lettre car, au final, l’exercice de la thèse demeure un exercice en solitaire et chacun a ses petites ficelles, en accord avec sa personnalité. En ce qui concerne l’écriture, je rédigerai un billet à part entière car c’est un trop gros morceau pour être cuisiné ici.

Nota bene : pour rendre la lecture de ce billet plus fluide, plus vivante, sans pédantisme pour le dire crûment, les auteurs et discussions théoriques sont envoyés en note de bas de page.

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Courte réflexion sur l' »affaire Benalla » : ce n’est pas que de la communication

Est-il besoin de présenter l’« affaire » Benalla ? Oui ? Alors pour faire court ; c’est l’histoire d’un type qui obtient des privilèges incroyables parce que c’est le copain du président de la République et, un jour, on s’aperçoit que sa situation et son comportement sont inadmissibles. Ce billet ne s’arrêtera pas sur les dimensions politiques, symboliques et juridiques de cette « affaire » ; on ne parlera pas par exemple de ses dominants qui peuvent transmettre, au-delà des normes juridiques et sociales, des avantages à leurs familles ou amis. En revanche, on traitera de la communication, seul moyen de défense utilisé explicitement pour tenter de limiter les dégâts du côté de la présidence.

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2 – Quelques beautés (merveilleuses) de la thèse

Dans le précédent billet, il a été question de souffrance, de larme, de colère, de cerne et de boule à l’estomac. L’exercice de thèse n’est pourtant le rêve torturé d’un emo, sourcils froncés et cinq centimètres de mascara autour des yeux, il existe de beaux moments, de merveilleux moments mêmes, où le thésard trouve enfin le bout de l’arc-en-ciel, tout proche de lui. Ce billet sera peut-être plus subjectif que le premier car, la plainte étant dans les gènes culturels des Français, j’ai honnêtement passé plus de temps à jacasser sur ce qui n’allait pas que sur ce qui était fait de soleil. Donc, ma plume, ou plutôt mon clavier a moins d’éléments partagés à partager avec vous dans ce partage. À nouveau, ces beautés (merveilleuses) sont adressées en priorité aux thèses en SHS, et tout particulièrement en sciences de l’information et de la communication.

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1 – Quelques vérités (crues) sur la thèse

La thèse n’est pas un exercice facile. Personne dira le contraire, à commencer par ceux qui ont accouché de la bête. Au minimum 36 mois de gestation pour pondre plusieurs centaines de pages, sans césarienne. Le taux de mortalité – mort social et psychologique – n’est pas négligeable, même si le bonheur d’entendre son enfant se faire insulter et complimenter pendant la soutenance est un plaisir certain, à mi chemin entre la joie coupable de voir un marmot geignard ramasser une mandale, et la constatation, par pur délire égotique, que sa progéniture est plus belle que celle des autres. Une précision avant d’aller plus loin, je parle des thèses en SHS, et plus spécifiquement pour des thèses en sciences de l’information et de la communication (SIC), discipline dans laquelle j’ai essoré mon cerveau ces dernières années. Ce billet s’appuie avant tout sur mes expériences pendant le doctorat. Il s’appuie également sur autant de sentiments, de réflexions partagées ou individuelles, d’observations, de luttes dans lesquelles j’ai été inséré volontairement ou pas ; en bref il ne faut pas s’attendre à une description scientifique et chiffrée mais à un retour d’expérience cynique et honnête. Les livres « comment faire une thèse » existent pourtant il manque sans doute un compte-rendu qui relève la laideur, la puanteur de l’exercice, qui explique en fait en quoi cet exercice est en droit de vous faire du mal.

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Pour réfléchir sur la communication de l'État ; et autres…


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